
Pas trop le temps en ce moment pour des billets sur le blog, toutes mes excuses… Pour ce retour voici un billet sur Alain, SDF rouennais bien connu de la ville de Rouen. L’une des principales activités d’Alain est de graver de multiples supports dans la ville: murs, portes, panneaux, etc… Et je peux vous garantir que ses gravures sont loin d’être sans intérêts. J’ai été très surpris de découvrir qu’un site existait sur lui, remercions au passage les personnes qui sont à l’origine du site Les Mots d’Alain. Et allez y faire un tour pour en savoir plus sur ce personnage qui fait partie de l’histoire de Rouen, n’en déplaise à certains…

Y a des jours comme ça, où l’on ne s’imagine pas que l’on va se prendre une putain de méchante claque qui va vous retourner. Dans ce cas, qu’une chose à faire, fermer la bouche et faire partager. Tout à fait, je vois pas pourquoi je devrai être tout seul dans mon coin à manger ma claque. Alors ouvrez bien les yeux et regardez le superbe travail de Greg Simkins aka Craola sur son portfolio imascared.com
Greg Simkins est un artiste américain issu du milieu graffiti. Milieu qu’il pénétra à l’âge de 17ans, aux côtés de deux autres graffeurs de Los Angeles: Natoe et Plek. Le graphisme de Craola est très surréaliste, mélange l’enfance et les cauchemards, pour donner des illustrations de contes de fées morbides, à base de lapins fous, de papillons ou encore de têtes de mort. Un style qu’il nomme lui-même “Cartoon Realism”. Ses créations exceptionnellement détaillées sont aussi d’une technicité rarement égalée, accrochez-vous!

Mephisto Jones (aka Otis Chamberlain) est un graphiste de 32 ans qui nous vient de Nouvelle-Zélande. Issu du milieu graffiti / Street Art, Mephisto Jones nous offre un graphisme composé pour l’essentiel de personnages aux traits bien prononcés. Otis Chamberlain pratique également la musique ses goûts allant du Hip-Hop au Metal. Pour rester dans la musique, Mephisto Jones est l’auteur de pochettes de disques pour Mark de Clive Lowe, ou encore de Che-Fu. Il réalise également des flyers, des affiches promotionnelles, etc.. que l’on reconnait sans mal à son style d’illustration.

Voici un phénomène qui nous arrive tout droit du Brésil et attaché plus particulièrement à une ville, Sao Paulo. Le mouvement Pixaçao, se distingue par une typographie très stylisée et très simplifiée si l’on compare au reste de l’univers graffiti. Ces tags (pixos) sont déclinés dans un style vertical, et rectiligne comme les vieux alphabets type runique. L’autre particularité du mouvement Pixaçao est le marquage sur des facades de batiments particulièrement haut, ce qui demande une certaine ingéniosité, et une souplesse non négligeable!
Les origines du Pixaçao datent des années 60, cette écriture était alors utilisée principalement contre la dictature. Plus tard, ce sont les punks des années 80 qui reprennent la chose, enfin avec l’essor du graffiti dans le monde, est apparue une nouvelle génération de Pixadores.
On aime ou on déteste les Pixaçaos, cependant on ne peut nier, et surtout pas au brésil, que c’est devenu un mouvement pictural urbain important.
Si vous êtes curieux, et que vous voulez voir d’autres clichés je vous invite à visiter le blog de la Tumulos Family.

La galerie parisienne Magda Danysz accueille les oeuvres de l’artiste urbaine au sein d’une exposition intitulée Lagrimas de Mariposas.Quelques mots sur l’artiste, au cas où certain(e)s ne la connaitrait pas encore. Miss Van à commencé à peindre les murs au début des années 90, ouvrant ainsi la voie aux artistes féminines dans le milieu du graffiti, trop souvent machiste. Ses poupées rondes et sexy ont amené un peu de feminité dans ce milieu. Et loin des productions qui très souvent se ressemble, Miss Van a apporté un travail original.
Pour en savoir plus sur la toulousaine Vanessa: www.missvan.com
L’exposition dure du 29 avril au 27 mai 2006, visitez également: www.magda-gallery.com