
Une scène de vaches observant d’un œil glauque le clocher de l’église St Martin n’a rien d’une vision surréaliste. Au contraire, cette vue bucolique est tirée de l’une des photographies prises par Alfred Soclet entre 1890 et 1913. Et ce, au gré de ses pérégrinations sur le pays cauchois et au cours de ses voyages. Quant aux ruminants, ils ont été photographiés sur le site de l’actuelle usine Chevron Oronite. Une image touchante, comme la cinquantaine d’autres photos d’Harfleur et de la vallée de la Seine qui seront exposées tout l’été au Musée du Prieuré. Se réapproprier la « maison aux singes », disparue dans les années 60, ou revoir la place d’armes parsemée d’arbres est un acte porteur d’histoire de par la profusion du détail de ces prises de vues passionnées. « Alfred Soclet était ingénieur à la compagnie des tramways. La photographie était sa passion, mais son esprit d’observation est stupéfiant » explique Claude Goupil, président du Centre havrais de recherches historiques.

Sortie d’un nouveau webzine, au format flash à lire en ligne. 84 pages composent ce premier numéro, où vous découvrirez clichés photographiques et compositions graphiques. Le nom de ce webzine: HEYS, comprenez Honey Eat Your Salad, bon appétit !
Ce projet est l’initiative du canadien Jesse Kanda, jeune créatif de 19 ans. Mon coup de coeur pour ce numéro 1, ira à Jeremy Frusco.
Découvrez le magazine HEYS sans plus tarder.
Alors, qu’est ce qu’on fait quand il fait beau? On va faire un tour à Veules! Enfin c’était avant la canicule… Si vous voulez voir le site internet de cette commune c’est par là: Veules les Roses. Ne vous attendez pas à un super site…

Du 27 juin au 3 septembre à la Bibliothèque Nationale de France.
Pour première fois depuis l’acquisition de ce fonds en 1975, la Bibliothèque nationale de France présente quelque 500 photographies de mode des frères Séeberger réalisées entre 1909 et 1939. Jules, Louis et Henri Séeberger s’orientent d’abord vers le dessin industriel. Jules se lance dans la photographie en réalisant à partir de 1903 des séries de reportages sur Montmartre, entraînant bientôt à sa suite son frère Henri et enfin Louis en 1906. Ils fondent un atelier familial qui fonctionnera près de 70 ans.
En 1909, la revue La Mode pratique leur commande des photographies des femmes élégantes sur les champs de course et l’allée des Acacias au bois de Boulogne. C’est là que se lancent les nouvelles modes qui passionnent les lectrices. D’autres magazines les font travailler et les Séeberger se créent une spécialité dans le reportage de mode où ils excellent bientôt. Ils se rendent dès les années 1920 dans les villégiatures les plus prisées : Cannes, Deauville, Biarritz, Saint-Moritz… Plusieurs dizaines de reportages sont réalisés chaque année pour être publiés dans les revues telles Le Jardin des Modes, Fémina,Vogue, etc.
Au-delà de la mode proprement dite, les Séeberger saisissent l’effervescence des événements mondains et photographient le monde brillant où les beautés anonymes croisent les actrices, les banquiers, les couturiers et les aristocrates : Mistinguett, Arletty, Charlie Chaplin, Marlène Dietrich, Joséphine Baker, Gabrielle Chanel, Jean Patou, Marcel Rochas, la famille Citroën ou l’Aga Khan…

Jusqu’au 13 juillet, La Condition Publique accueille une très belle exposition photographique basée sur une trilogie: Nationale Zéro, Nous n’irons plus au paradis et Nous traversons la violence du monde. Cette trilogie est l’oeuvre du collectif Tendance Floue. Collectif lancé en 1991, et composé de douze photographes: Pascal Aimar, Thierry Ardouin, Denis Bourges, Gilles Coulon, Olivier Culmann, Mat Jacob, Caty Jan, Philippe Lopparelli, Bertrand Meunier, Meyer, Flore-Aël Surun et Patrick Tourneboeuf.
Allez faire un tour sur le site du collectif Tendance Floue, vous y verrez de belles photographies.

Les photographies peuvent être librement copiées, diffusées et transformées sur tout support à des fins d’information, d’illustration ou de communication dans le respect des droits de l’auteur. Le site se place sous le régime Copyleft et en particulier sous la protection de la Licence Art Libre (www.artlibre.org).
Certaines photographies appartiennent au domaine public de par leur ancienneté.
Le site n’est pas encore très étoffé, les domaines où des photos sont présentes sont assez restreints, mais cela vaut un petit détour quand même. Ca évite toujours de se déplacer vers une brocante, quoique chiner la photo du siècle est toujours un plaisir. Les photos présentes sur la trocambulante sont en grande majorité d’anciens clichés. Les photographies sont disponible en haute résolution en contactant l’éditeur du site.
Jetez y un oeil, la trocambulante.