
Certains s’étonneront probablement que je ne l’ai pas fait avant, je rectifie en ce jour cette erreur, pour enfin faire un billet sur Denez Prigent. L’un des chanteurs qui me fait probablement le plus vibrer. Denez Prigent est né en février 1966 dans le Finistère Nord. Il parla très tôt le breton, grâce notamment à sa grand-mère, qui malgré la répression anti-bretonne qu’elle connue, transmis cette culture à son petit-fils, l’initiant au chant breton. Très tôt également il participera aux festoù-noz. En 1987, il remporte le premier prix de Kan ha Diskan, au concours Kan ar Bobl, l’une des plus importantes manifestations culturelle bretonne. Et c’est en 1992, lors des transmusicales de Rennes, que sa carrière va véritablement commencé.
Si l’on doit incontestablement le renouveau de la musique bretonne dans les années 70 à Alan Stivell, Denez Prigent donnera à cette musique un nouveau tournant dans les années 90. Car outre sa voix qui transcende et sa facilité au Dibril (roulement de langue difficile à réalisé),Denez Prigent à su donner une nouvelle modernité à la musique bretonne. L’un des premiers à mélanger sonorités électroniques et chants traditionnels, mais aussi à s’ouvrir sur le monde, renouant avec l’ouverture traditionnelle bretonne trop souvent oubliée. Denez Prigent invite ainsi la Bulgare Yanka Rupkina, la Sami (peupke de Laponie) Mari Boine, le joueur de tabla Latif Khan, le violoniste Farhat Bouallagui, ou encore Bertrant Cantat de Noir Désir.
A personnage exceptionnel, mesure exceptionnelle, c’est donc deux extraits qu’il y aura cette fois, toujours très dur de faire un choix.

Extrait du titre Dispi de l’album Sarac’h

Extrait du titre A drenv va zi de l’album Irvi
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Trés jolie ce petit extrait
Y a deux extraits et ils sont superbes tu vas finir par me vexer.